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Stress et douleurs : quand le système nerveux parle à travers le corps

  • Photo du rédacteur: Olivier Wilmart
    Olivier Wilmart
  • 4 juil.
  • 9 min de lecture

Dernière mise à jour : 5 juil.

Stress et douleurs sont souvent liés : découvrez comment le système nerveux influence les tensions, la fatigue et la récupération, et pourquoi apprendre à se réguler peut aider le corps à retrouver plus d’équilibre.
L'équilibre parfait entre l'énergie du corps en mouvement et la sérénité de l'esprit en méditation.

Depuis plusieurs années, je vois beaucoup de personnes arriver en séance avec des douleurs physiques : mal de dos, nuque tendue, mâchoire serrée, sciatique, oppression, fatigue, tensions qui reviennent sans cesse…


Et très souvent, la première question est : “Qu’est-ce qui bloque ?”

C’est une bonne question. Mais parfois, elle est incomplète.


Parce que le corps ne fonctionne pas toujours de manière aussi simple. Stress et douleurs sont parfois beaucoup plus liés qu’on ne l’imagine. Une douleur n’est pas toujours uniquement liée à un muscle, une articulation ou une mauvaise posture. Bien sûr, ces éléments peuvent exister. Mais dans beaucoup de cas, le corps exprime aussi quelque chose de plus global.


Un état de tension. Un stress accumulé. Un système nerveux qui ne sait plus redescendre. Un corps qui est resté trop longtemps en mode alerte.


Et quand le corps ne sait plus récupérer, il finit par parler.

Parfois doucement. Parfois très fort.


On regarde trop souvent le corps de l’extérieur


Aujourd’hui, on vit dans un monde où le corps est énormément regardé, jugé, comparé.

Il faut être mince. Il faut être musclé. Il faut être performant. Il faut avoir l’air en forme. Il faut montrer que tout va bien.


On court après un idéal physique, souvent sans même se demander si ce corps que l’on cherche à transformer est vraiment en bonne santé.


Selon moi, un beau corps n’est pas forcément un corps avec des gros muscles ou des tablettes de chocolat. Un beau corps, c’est d’abord un corps fonctionnel.


Un corps qui respire. Un corps qui bouge. Un corps qui dort. Un corps qui digère. Un corps qui récupère. Un corps qui se régule. Un corps dans lequel on peut vivre sans être constamment en lutte.


On peut être fonctionnel avec des kilos de trop. On peut être fonctionnel sans être sec. On peut être fonctionnel sans avoir un physique impressionnant.


Et à l’inverse, on peut avoir un corps très entraîné, très esthétique, très “fit”… mais être épuisé, tendu, inflammé, anxieux, douloureux et complètement coupé de soi.


C’est là que, selon moi, on passe souvent à côté de l’essentiel.


Stress et douleurs : le corps parle aussi à travers le système nerveux


On parle souvent du stress comme si c’était uniquement quelque chose de mental.

Mais le stress ne reste pas dans la tête.


Il descend dans le corps. Il modifie la respiration. Il contracte les muscles. Il influence la digestion. Il perturbe le sommeil. Il augmente la vigilance. Il peut amplifier la perception de la douleur.


Quand le système nerveux est en sécurité, le corps peut respirer, digérer, récupérer, réparer et se relâcher plus facilement. Mais quand le système nerveux reste trop longtemps en état d’alerte, le corps finit par s’organiser autour de cette tension.


La respiration devient plus courte. La mâchoire se serre. Les épaules montent. Le diaphragme se bloque. Le ventre se contracte. Le dos compense. Le sommeil devient moins récupérateur. La fatigue s’installe. Et parfois, on ne comprend pas pourquoi on a mal.


On se dit :

« Je n’ai rien fait de spécial. »« Je ne me suis pas blessé. »« Je fais pourtant du sport. »« Je m’étire. »« Je mange plutôt correctement. »


Mais le corps, lui, additionne tout.


Les charges physiques. Les charges mentales. Les émotions non digérées. Les nuits trop courtes. Les tensions relationnelles. Les peurs. Les injonctions. Les efforts pour tenir. Les moments où l’on n’écoute pas ce que l’on ressent. Et à un moment, il n’arrive plus à compenser.


La théorie polyvagale : une clé de lecture intéressante


La théorie polyvagale, développée par Stephen Porges, propose une manière intéressante de comprendre le fonctionnement du système nerveux autonome.


Pour faire simple, notre corps peut fonctionner dans différents états.


Il y a l’état de sécurité : on respire mieux, on digère mieux, on se sent plus disponible, plus présent, plus connecté à soi et aux autres.


Il y a l’état de mobilisation : on est en alerte, prêt à agir, à lutter, à fuir, à contrôler, à performer.

Et il y a l’état d’effondrement : on se sent vidé, coupé, figé, sans énergie, comme si le corps mettait tout en pause.


Ces états ne sont pas des faiblesses. Ce sont des stratégies de protection.

Le problème, ce n’est pas de passer par ces états. C’est normal. Le problème, c’est d’y rester coincé.


Quand une personne reste trop longtemps en mode “je dois tenir”, “je dois gérer”, “je dois contrôler”, son corps ne peut plus vraiment relâcher.

Et quand le corps ne relâche plus, il se rigidifie.


C’est souvent ce que je retrouve en cabinet : des corps qui ne manquent pas forcément de force, mais qui manquent de sécurité intérieure.


Le corps ne répare pas bien quand il est en survie


Un corps sous stress chronique consomme énormément d’énergie.

Il doit s’adapter. Il doit anticiper. Il doit se défendre. Il doit rester prêt.


Et pendant ce temps-là, certaines fonctions passent au second plan : la digestion profonde, la récupération, la réparation des tissus, la régulation hormonale, l’immunité, le sommeil de qualité. C’est aussi pour cela que l’hygiène de vie compte.


On parle parfois d’équilibre acido-basique. Je pense qu’il faut rester prudent avec cette notion, parce que le corps régule très précisément le pH sanguin grâce à des mécanismes puissants, notamment les poumons et les reins. Le but n’est donc pas de croire qu’on va “alcaliniser son sang” avec une recette miracle.


Par contre, notre terrain global, lui, est influencé par notre mode de vie.


Le stress chronique, le manque de sommeil, l’alimentation ultra-transformée, l’excès de sucre, l’alcool, la sédentarité ou même le surentraînement peuvent créer un contexte moins favorable à la récupération.


Le stress oxydatif va dans le même sens. Lorsqu’il y a un déséquilibre entre la production de radicaux libres et les capacités antioxydantes du corps, cela peut participer à l’inflammation, à la fatigue et à une moins bonne réparation.


Dit simplement :le corps ne manque pas toujours de volonté. Il manque parfois de bonnes conditions pour récupérer. Et c’est une nuance importante.


Parce que beaucoup de personnes culpabilisent.

Elles pensent qu’elles ne font pas assez. Pas assez de sport. Pas assez d’efforts. Pas assez de discipline. Pas assez de contrôle.


Alors que parfois, le corps ne demande pas plus. Il demande mieux.

Plus de récupération. Plus de respiration. Plus de sécurité. Plus d’écoute. Plus de régulation.


Le sport physique est essentiel, mais il ne suffit pas toujours


Je viens du monde du sport. Je sais à quel point le mouvement est important.

Bouger est fondamental. Faire du sport est bénéfique. Renforcer son corps est nécessaire. Entretenir sa mobilité, son souffle, ses muscles, son cœur, c’est précieux.


Mais je pense aussi qu’on a parfois déformé le rapport au sport.

Le sport peut devenir une manière de se faire du bien. Mais il peut aussi devenir une manière de se punir.


On s’entraîne pour brûler. Pour compenser. Pour mériter son repas. Pour corriger son corps. Pour fuir ce que l’on ressent. Pour prouver quelque chose. Pour être regardé autrement. Pour éviter le rejet. Pour éviter l’abandon.


Et là, le sport n’est plus seulement un outil de santé. Il devient une stratégie de survie.

Derrière certaines pratiques sportives excessives, il y a parfois une peur très profonde :la peur de ne pas être assez.


Pas assez beau. Pas assez mince. Pas assez fort. Pas assez attirant. Pas assez valable. Pas assez légitime. Pas assez aimable.


Alors on cherche à transformer le corps, en pensant que cela va transformer l’estime de soi.

Mais un corps plus musclé ne calme pas toujours un système nerveux insécurisé.


On peut avoir un physique impressionnant et se sentir vide. On peut avoir une discipline énorme et être intérieurement en guerre. On peut s’entraîner tous les jours et ne jamais vraiment habiter son corps.


C’est pour cela que je crois profondément qu’il faut compléter le sport physique par un autre entraînement :le sport mental, émotionnel et nerveux.


Méditation, respiration, auto-hypnose : un autre type d’entraînement


Nous entraînons nos muscles. Mais entraînons-nous notre capacité à revenir au calme ?

Nous travaillons notre cardio. Mais travaillons-nous notre respiration ?

Nous cherchons à être plus forts. Mais apprenons-nous à nous sentir en sécurité ?


La méditation, la respiration consciente, l’auto-hypnose, la marche lente, le silence, l’introspection ou encore les pratiques de relaxation sont parfois vues comme des outils secondaires.


Pour moi, c’est une erreur.

Ces pratiques ne sont pas “douces” au sens faible du terme. Elles peuvent être profondément exigeantes.


Parce qu’il est parfois plus difficile de rester avec soi-même pendant 10 minutes que de transpirer pendant une heure.


Ressentir son corps. Observer ses pensées. Respirer dans une zone tendue. Accueillir une émotion. Ne pas fuir immédiatement l’inconfort. Revenir au présent. Réapprendre à ralentir.

Tout cela demande de l’entraînement. Et cet entraînement permet progressivement au système nerveux de retrouver des chemins de régulation.


Le but n’est pas d’être calme tout le temps. Ce serait irréaliste.

Le but est de pouvoir revenir plus facilement à soi.

De ne pas rester bloqué en mode alerte. De ne pas vivre constamment dans la tension. De ne pas laisser le corps porter seul ce que l’on n’écoute pas.


Le paraître nous éloigne de l’être


Je crois que beaucoup de souffrances viennent aussi de là.

On vit dans une société qui valorise énormément le paraître.


L’image. La performance. Le contrôle. La comparaison. Le résultat visible. Le corps transformé. Le “avant/après”.


Mais pendant que l’on essaie de montrer que tout va bien, on oublie parfois de se demander si, intérieurement, ça va vraiment.


Être bien, ce n’est pas seulement avoir une belle silhouette.

C’est pouvoir respirer profondément. C’est pouvoir dormir sans être en hypervigilance. C’est pouvoir digérer correctement. C’est pouvoir bouger sans peur. C’est pouvoir dire non. C’est pouvoir ralentir sans culpabiliser. C’est pouvoir être aimé sans devoir performer. C’est pouvoir exister sans devoir prouver.


Pour moi, le corps n’est pas un objet à corriger. C’est un espace à habiter.


Et c’est peut-être ça, le vrai changement. Pas uniquement changer ce que les autres voient. Mais transformer la manière dont on vit à l’intérieur de soi.


Mon approche chez Physical Fullness


Chez Physical Fullness, à Gesves, près de Namur, mon travail ne consiste pas uniquement à “faire disparaître une douleur”.


Bien sûr, lorsqu’une personne vient pour une lombalgie, une sciatique, une cervicalgie, une douleur de mâchoire, une oppression ou une tension persistante, l’objectif est de soulager.

Mais je cherche aussi à comprendre ce que le corps exprime.


Pourquoi cette zone se contracte ? Pourquoi la douleur revient ? Pourquoi le corps ne récupère plus ? Pourquoi le système reste en alerte ? Pourquoi la personne n’arrive plus à relâcher ?


À travers l’ostéothérapie, le travail tissulaire, l’écoute du corps, la respiration, l’hypnose et la régulation du système nerveux, l’idée est de recréer des conditions favorables au changement.


Pas un changement forcé. Pas une performance supplémentaire. Pas une méthode miracle.

Mais un retour progressif vers plus de mobilité, plus de sécurité, plus de présence et plus de liberté intérieure.


Je ne prétends pas remplacer un avis médical, ni poser un diagnostic médical. Mon accompagnement s’inscrit dans une approche complémentaire, globale et respectueuse du corps.


Mais je crois profondément qu’un corps qui se sent plus en sécurité est un corps qui peut mieux récupérer, mieux bouger et mieux s’adapter.


Fullness Reset : prendre le temps de revenir à soi


C’est aussi dans cette vision qu’est né le stage Fullness Reset.

Fullness Reset est une immersion de 3 jours pour ralentir, respirer, relâcher les tensions et retrouver un espace intérieur plus calme.


L’idée n’est pas de performer. L’idée n’est pas de réussir une expérience. L’idée n’est pas de devenir quelqu’un d’autre. L’idée est de faire une vraie pause.


Sortir du pilotage automatique. Revenir au corps. Revenir à la respiration. Revenir aux sensations. Revenir à ce qui est là, simplement.


Pendant le stage, nous explorons différents outils comme la respiration, la méditation, l’introspection, le mouvement, l’hypnose et la régulation du système nerveux.


C’est une continuité naturelle de ce que j’observe en séance individuelle.


Parce que parfois, une séance permet d’ouvrir une porte. Mais certaines personnes ressentent le besoin d’aller plus loin. De prendre plus de temps. De déposer plus profondément. De comprendre leur fonctionnement. De se reconnecter à elles-mêmes dans un cadre sécurisant.


Fullness Reset est né de cette intention : créer un espace pour souffler, ressentir, ralentir et revenir à l’essentiel.


Et si le vrai changement n’était pas celui qu’on voit dans le miroir ?


Le vrai changement n’est pas toujours spectaculaire.

Parfois, le vrai changement, c’est de mieux respirer. De moins serrer les dents. De dormir plus profondément. De digérer plus facilement. De ressentir moins d’urgence intérieure. De pouvoir bouger sans peur. De ne plus vivre son corps comme un ennemi. De ne plus avoir besoin de se punir pour se sentir valable.


Un corps fonctionnel n’est pas un corps parfait.

C’est un corps avec lequel on peut collaborer. Un corps que l’on respecte. Un corps que l’on écoute. Un corps que l’on accompagne.


Et peut-être que le plus beau corps n’est pas celui qui impressionne les autres.

Mais celui dans lequel on se sent enfin chez soi.


Envie d’aller plus loin ?


Si vous ressentez que votre corps est tendu, fatigué, douloureux ou constamment en alerte, il est peut-être temps de l’écouter autrement.


Chez Physical Fullness, à Gesves, je vous accompagne à travers une approche globale mêlant ostéothérapie, respiration, hypnose, travail tissulaire et régulation du système nerveux.


Et si vous sentez le besoin de faire une vraie pause pour respirer, ralentir et revenir à vous, vous pouvez également découvrir le stage Fullness Reset, une immersion de 3 jours dédiée à la reconnexion au corps, à la présence et à l’essentiel.




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